I - SUR LA NOMINATION DE
SYLVAIN D. AUX FINANCES
Monsieur le Président de la République,
Vous venez de nommer le ministre des mines à la tête du ministère des finances, cumulativement avec son ancien Département, ce qui appelle, inexorablement, de notre part, les observations qui
suivent :
A) Partout dans le monde,
nous n'avons pas souvenir d'un cumul ministériel combinant les mines, l'énergie, l'hydraulique et les finances dans les mains d'un seul homme; en effet, logiquement, c'est au ministre de
l'économie et du plan que devrait échoir le ministère des finances : est-ce à dire que, de Votre point de vue, puisque le ministre du plan (actuel), n'est pas de Votre clan familial, il
serait hors de question de lui confier les finances, ce qui ne peut, inexorablement, que conforter la position de la rébellion qui soutient que Vous n'avez renversé PATASSE que pour Vous
enrichir, Vous et les Vôtres?
B) ………
C) Par ailleurs, en nommant Sylvain D. aux finances, non
seulement vous avez définitivement donné raison à tous vos détracteurs qui n'ont jamais cessé, répétons-le, d'essayer de convaincre l'opinion que si vous vous êtes emparé du pouvoir, c'est
uniquement pour vous enrichir et enrichir les vôtres, mais vous semblez oublier que ce ministère porte sur sa tête tous les problèmes du pays, notamment nos chroniques arriérés de salaires, de
pensions et de bourses et qu'il mériterait de ne pas être confié à un de vos proches, car ce qui est important, en politique, ce n'est point d'être intègre, mais d'être insoupçonnable.
En effet, tout observateur averti de la vie politique de notre pays a pu constater que depuis que vous avez pris le pouvoir, vous avez toujours pris le soin, comme PATASSE, de placer un de Vos
parents aux finances : d'abord Daniel N-B, dont personne ne nie la compétence et le sérieux, au début de la Transition, puis Théodore D., l'ancien ministre de PATASSE, après votre
investiture. Après les déboires de ce dernier, notamment dans la malencontreuse affaire des services de notre douane installés à Douala, et après le bref passage de Elie D. à la tête de ce
ministère, nul n'est surpris ni étonné que ce soit encore un de vos parents qui atterrisse à la tête de ce département. Le problème, c'est qu'à la limite, vous auriez dû faire appel, plutôt, à
un autre de Vos parents ou, tout simplement, il aurait fallu que Sylvain D. soit déchargé du ministère des mines, à défaut de vouloir confier tout simplement les finances au ministre du plan,
ce qui aurait paru normal, « naturel », …………….
D) En outre, en arrachant le ministère des finances à Elie D. pour le confier à l'un de ses ministres, fut-il Sylvain D. ou un autre, il
conviendrait de reconnaître que vous êtes indubitablement allé contre le bon sens et les règles élémentaires de la science administrative et de la sociologie des organisations. En effet, ………….,
vous n'auriez jamais dû le conserver à la tête du gouvernement en lui arrachant seulement le ministère des finances; car, tout compte fait, le nouveau ministre des finances sera forcément perçu
par le Premier ministre, son chef hiérarchique à qui il doit rendre compte et de qui il doit recevoir des instructions, comme un adversaire, comme un traître, comme un ennemi et leurs relations
professionnelles ne pourront qu'en souffrir, au détriment de la nation, bien entendu; et, logiquement, le ministre ne voudra point, inéluctablement, rendre compte au Premier ministre ni
respecter les instructions de ce dernier car il se dira, légitimement, tout de même, que si ce ministère lui a été confié, c'est bel et bien parce que le chef du gouvernement n'a pas été, alors
là pas du tout, à la hauteur;
E)…………. Et, (pour une meilleure gouvernance) , il ne lui serait jamais venu l'idée de prendre le ministère des
finances après Monsieur Théodore D.. En effet, en sa qualité de chef de gouvernement, si gouvernement il y a, il devait savoir qu'il serait amené, souvent, à trancher des conflits entre le
ministre des finances et d'autres membres du gouvernement et qu'il ne saurait être, à la fois, juge et partie. Enfin, …………….., en perdant le ministère des finances,
ce qui est un désaveu pour le moins humiliant, il aurait dû, tout simplement, démissionner. ……
II - SUR LES DERIVES
TRIBALISTES DE VOTRE REGIME
Monsieur le Président de la République,
Lors du Dialogue politique du 28 juillet 2006 à l'Assemblée nationale, nous vous avions demandé, entre autres, au nom de la Fondation Dialogue national, devenue«PANAFRICAN UNION», de charger un
membre de votre gouvernement ou de votre cabinet de vous faire la « radioscopie du tribalisme dans notre pays, pour la période d'avant le 15 mars 2003 et celle d'après le 15 mars 2003»; et
cela, pour ne pas finir par être haï par le peuple comme Vos prédécesseurs :
A) Et, non seulement cela
n'a pas été fait, mais, à peine un peu plus d'un mois après, Vous avez fait pire : en effet, lors du remaniement du 02 septembre 2006, trois leaders des partis de la majorité qui vous
soutient ont eu une promotion : l'un est entré au gouvernement, ……….; un autre est devenu membre de votre cabinet à la présidence,………et, enfin,……..un a été promu au Trésor public.
Sans nier la valeur de ces trois compatriotes, dans un communiqué de presse, notre Fondation avait dénoncé, à l'époque, ces nominations pour le moins tribalistes, car Vous avez exactement fait
comme si les autres leaders qui Vous avaient soutenu n'ont pas le droit d'occuper les hautes fonctions auxquelles ils aspirent légitimement. Malgré cette dénonciation, Vous avez cru devoir
garder un silence méprisant tout en persistant dans cette propension au tribalisme;
B) Un illustre savant
français, André JEZE ou DUGUIT, avait écrit, au début du siècle dernier, que l'observation attentive du régime fiscal d'un pays à un moment donné de son histoire pouvait permettre de déterminer
la formation sociale qui est au pouvoir dans ce pays. En le paraphrasant, l'on peut, sans risque de se tromper, affirmer que l'analyse de l'origine ethnique des tenants des principales
fonctions politiques et administratives de l'Etat et des sociétés d'Etat peut aisément, sous Votre régime, permettre d'identifier l'ethnie du chef de l'Etat : en ce sens, il faudrait noter
que Vous ne Vous êtes nullement préoccupé du fait que nous avions dénoncé, par ailleurs, dans le même communiqué de presse cité ci-dessus de septembre 2006, le fait que les Directeurs généraux
des trois (3) sociétés d'Etat les plus importantes, celles d'électricité, d'eau et de téléphone, sont tous membres de Votre clan familial, sans compter que le précédent DG de la SODECA que Vous
aviez nommé au début de la Transition était, lui aussi, un des Vôtres, tout comme le précédent DG de l'ENERCA;
C) ………………
D) N'avez-vous pas pu constater que, depuis que Vous êtes arrivé au pouvoir, Vous avez, exactement
comme PATASSE, veillé à ce que tous les postes clés des finances et des institutions financières dépendant de notre pays soient occupés uniquement par des nationaux originaires du nord?
…………………
III - DERIVES
ANTICONSTITUTIONNELLES
Monsieur le Président de la République,
Le 02 octobre dernier, nous étions dans le bureau du général LAMINE CISSE, Représentant du Secrétaire général des Nations unies, pour lui demander de tenir ses engagements, précisément pour
qu'il intervienne auprès de Vous pour Vous rappeler les termes du Code de Bonne conduite du 09 février 2005. En effet, en vertu de ce texte que tous les partis politiques et tous les candidats
à l'élection présidentielle de 2005 avaient débattu, adopté et signé au Palais de la CEMAC, en Votre présence, c'est la famille politique qui allait gagner les élections qui devait gouverner
seule et devrait occuper, en conséquence, les plus hautes fonctions politiques de la Présidence et de la Primature, en plus du gouvernement; par contre, la haute fonction publique, elle,
neutre, apolitique, reviendrait, de droit, à tous les nationaux, tant de la majorité, de l'opposition que de la société civile, les critères de sélection étant la compétence et
l'intégrité : malheureusement, depuis Votre investiture, c'est, bien entendu, le monde à l'envers, car Vous avez cru devoir violer, peut-être involontairement ou par inadvertance, ce Code
de Bonne conduite et toutes les règles, pratiques et traditions en vigueur dans les démocraties dignes de ce nom; jugez-en Vous-même :
A - Alors que la Constitution interdit expressément le cumul des
fonctions de Président de la République avec toute autre fonction, Vous avez cru devoir Vous maintenir au poste de ministre de la défense, exactement comme si aucun cadre de Votre majorité
n'est capable d'assumer, correctement, cette responsabilité; …………………. car, dans ce cas au moins, les députés de notre pays, qui s'en plaignent, pourraient enfin être en mesure d'interpeller le
ministre de la défense, sans compter que le Premier ministre, quant à lui, n'aurait plus de difficulté à convoquer son ministre pour lui demander des clarifications et/ou des comptes
rendus;
B - ……………………..: n'est-ce pas là, indubitablement, une manière de scier Vous-même la branche sur laquelle est assis Votre propre
pouvoir ?
C- ……………………. certes, le peuple, c'est-à-dire
les électeurs, n'a rien dit, mais il n'en demeure pas moins vrai qu'il enregistre tout cela et attend son heure : les élections de 2010;
D - Toujours en violant les traditions en vigueur
dans les démocraties et notre fameux Code de bonne conduite qui fait suite à l'Accord de Libreville qui dispose que le gouvernement devrait être celui de ceux qui ont gagné les élections, Vous
avez mis en place plutôt un gouvernement qui n'est pas celui de la majorité, ni un gouvernement d'ouverture et encore moins d'Union nationale, …………………………,; et l'on connaît aujourd'hui ce que
cela a pu donner et ne pouvait que donner : trois rébellions particulièrement actives dans le nord de notre pays, le chaos sur le plan économique et une crise financière et sociale sans
précédent avec nos retraités qui meurent, hélas, comme des mouches et nos étudiants devenus des clochards……………………………; aussi, la question se pose de savoir si c'est pour cela que Vous aviez cru
devoir renverser PATASSE ? Est-ce pour cela que le peuple Vous a élu ? ………………..
E - …………….
F - Enfin,
contre toute attente, aucun citoyen, lorsqu'il n'est pas de la majorité et, à plus forte raison, lorsqu'il n'est pas de chez Vous, ne peut être nommé dans la haute fonction publique, ni espérer
se faire intégrer dans la Fonction publique; et, là-dessus, les plus hauts responsables du ministère de tutelle, bien que polis et courtois, sont très clairs là-dessus : ils ne peuvent
prendre le risque de préparer et de Vous soumettre de tels projets de Décret dès lors que le prétendant n'est ni du clan familial, ni de la majorité : dès lors, pourquoi avoir adopté ce
Code de Bonne conduite ?
IV
- SUR LA RADIOSCOPIE DIACHRONIQUE DU TRIBALISME
Monsieur le Président de la République,
Permettez-nous de revenir loin en arrière, sous BOKASSA et sous DACKO, pour Vous rappeler que ces deux régimes avaient, certes, eux aussi, une certaine propension au tribalisme, mais à un degré
plutôt extrêmement bas, comparé à ce que nous avons vécu sous les deux derniers régimes qui ont gouverné, désastreusement, notre pays, de 1981 à 2003.
En effet, Monsieur le Président, le Président DACKO n'avait-il pas eu à Vous nommer (comme nous l'avions dit le 02 octobre dernier, dans son bureau, à monsieur Lamine CISSE qui avait de la
peine à nous croire), ministre de la défense en 1980/1981? Etiez-vous, Monsieur le Président de la République, de la même ethnie et/ou de la même région que le Président DACKO?
Alors, pourquoi un citoyen autre que Vous et qui n'est pas de Votre région, l'Ouham, ne pourrait-il pas, de même, être nommé ministre de la défense nationale ?
Va-t-il, forcément, chercher à Vous renverser ?
Aviez-vous cherché à renverser ou à assassiner DACKO ?
Au contraire, bien qu'appartenant à l'Ouham comme le Président PATASSE qui Vous avait nommé chef
d'Etat-major de l'armée, ne l'avez-vous pas, malgré tout, renversé, quand l'intérêt national l'a exigé ?
A- …………………. N'est-ce pas là, très respectueusement, du tribalisme ?
B - Mieux, quand BOKASSA avait obtenu, lors de la création de la BDEAC dont le siège est à Brazzaville, que le poste de DG de cette institution soit
statutairement réservé aux Centrafricains, avait-il nommé à ce poste, pour le moins juteux, un cadre de son ethnie ou de sa région, la LOBAYE ?
Ou c'était plutôt un digne cadre de ce pays, brillant et intègre, mais issu, bien entendu, d'une autre ethnie et d'une autre région que celles du chef de l'Etat d'alors, …………., qui avait été
retenu et envoyé à Brazzaville par BOKASSA, à la tête de la BDEAC?
C - Autre exemple historique : pendant dix années consécutives, savez-Vous qui était le ministre des
finances de BOKASSA, de 1969 à 1979 ? N'était-ce pas Alphonse KOYAMBA ? Etait-il de l'ethnie ou de la région de BOKASSA? Alors, pourquoi faut-il forcément un des Vôtres aux postes de
ministre de la défense et un autre au ministère des finances, et cela, depuis 2003? Cela n'est-il pas de nature à briser la cohésion nationale et à Vous affaiblir vis à vis de l'extérieur et
même à donner des arguments à la rébellion? Pourquoi faut-il, par ce tribalisme pour le moins honteux, pousser les Centrafricains à tenir, et injustement, leurs frères de BOSSANGOA pour
responsables de leur misère et de leur souffrance et à les haïr, comme les NGBAKA, les YAKOMA et les KABA hier……………………………
D - Pire, n'avez-vous pas
noté que, depuis l'indépendance, le président de la Cour suprême ou de la Cour Constitutionnelle n'a jamais été un homme issu, ni de l'ethnie, ni de la région, de nos successifs chefs d'Etat et
que Vous êtes, hélas, le premier à créer ce précédent pour le moins fâcheux?
E - Par ailleurs, est-ce normal que le DG des douanes soit forcément de l'ethnie du chef de l'Etat, que le DGA soit le parent du Premier
ministre et que tous les responsables des douanes récemment nommés soient presque tous des proches du chef de l'Etat et du Premier ministre par leur appartenance ethnique? Avez-vous lu le
quotidien «LE CITOYEN» du jeudi 19 juillet en cours sur les nominations, pour le moins troublantes, récemment opérées au ministère des mines ? Tout cela n'est-il pas de nature à
compromettre la légitimité politique et historique du 15 mars 2003, aussi bien devant le peuple que devant Dieu?
Monsieur le Président de la République,
Cela n'est peut-être pas vrai, mais l'intime conviction de la très grande majorité des Centrafricains, aujourd'hui, c'est que Vous avez délibérément choisi de Vous moquer du peuple et de le
laisser souffrir davantage; et cela, parce que Votre objectif réel, en renversant PATASSE, serait, dit-on, dans les rues de Bangui et en province, de Vous enrichir, Vous et les Vôtres : si
certains de Vos Conseillers, hélas, n'ont pas le courage, l'honnêteté et surtout la loyauté de Vous le dire, nous croyons, ici, devoir le faire, dans l'intérêt supérieur de la nation.
V
- SUR LE GENIE ECONOMIQUE ET
FINANCIER
Monsieur le Président de la République,
Nous tenons, enfin, à Vous rappeler, très respectueusement, pour finir, ceci :
1 - ………….., aurait été de jauger l'espace
national et de réorganiser le territoire national,…………………..;
2 - …………….. aurait été de créer au moins (des) banques concurrentes de type universel (c'est-à-dire fonctionnant
à la fois comme des banques de dépôt et d'investissements), avec chacune une agence dans chaque arrondissement de Bangui et dans chaque Département (sous-préfecture), ……………………….., car il n y a
pas de décollage économique sans banque commerciale digne de ce nom et dotée d'un réseau couvrant tout le pays;
3- …………aurait dû lancer, dans le cadre d'une puissante, dynamique et fructueuse coopération bilatérale, la création d'au moins cinq (5)
sociétés d'Etat, concurrentes, bien sûr, d'exploitation industrielle du diamant ………………….. (des) milliards de dollars l'an que seuls le pétrole, le diamant,
l'agriculture mécanisée et l'élevage de type industriel peuvent nous procurer;
4 - …………….. aurait donné la priorité à la création d'au moins quatre entreprises privées d'agriculture mécanisée
par Département, et d'autant d'entreprises d'élevage de poulets par Département, chaque année, soit plus de six cents (600) PME l'an, soit plus de 60 000 emplois l'an, ce qui aurait
contribué à faire reculer et le chômage, et la misère, sans discrimination aucune, comme le fait si bien la Chine depuis 1977, avec plus de 100 000 poulets par mois et par ferme;
5 - ……………… aurait dû très tôt lancer la
modernisation de l'armée qui devrait, en plus de ses 3 500 hommes, chiffre ridicule, recruter au moins (des) soldats supplémentaires, d'abord en qualité «d'Appelés sous les drapeaux», puis
d'engagés, avec (de) nouveaux gendarmes et autant de nouveaux policiers, notamment les 300 braves auxiliaires de l'OCRB qui attendent leur intégration dans la
Fonction publique depuis trois ans; et cela, afin de mettre un terme brutal, radical et durable à cet insupportable règne de l'insécurité, des braquages et des rébellions, et jamais BIRAO
n'aurait été prise, incontestablement;
6- ………………..;
7…………… aurait dû lancer la
création de la SNTR (société nationale de transport routier), avec plus de 1 500 emplois, pour relier Bangui et nos provinces et celles-ci entre elles en donnant la priorité à la sécurité
des passagers, à leur confort et à la ponctualité;
8 - …………. aurait dû mettre en chantier le projet de création de la RATB, la régie autonome des transports de Bangui chargée de desservir la
capitale et sa banlieue, dans un rayon de 50 km, en offrant confort, sécurité et ponctualité à ses passagers, sans compter plus de 500 emplois, conformément aux projets, éventuellement amendés,
SNTR et RATB, que nous avions laissés à la Primature en partant, en décembre 2003;
9 - ……………….. , dire, publiquement, quel
est le taux de chômage de la RCA (97,5 %) et combien d'emplois il entend créer, chaque année, dans le secteur public et ceux dont il entend inciter à la création dans le secteur privé :
car, lutter contre la pauvreté, c'est d'abord créer des emplois;
10 - ………..aurait dû, forcément, attribuer une subvention, d'environ cinquante (50) millions de F CFA, à l'excellent maire de la ville de
Bangui afin de lui permettre de financer, aisément, le projet d'adressage de cette localité dont le dossier, également nanti d'une lettre de mission du Premier ministre d'alors, avait été
adressé, officiellement, par nos soins, en décembre 2003, aux autorités municipales de la capitale à peine une semaine avant notre départ précipité du cabinet du chef du gouvernement. En effet,
un Premier ministre ……….doit pouvoir relever, incontestablement, que le développement et la sécurité, tant des personnes, des biens que de l'Etat, nécessitent, de nos jours, que chaque ménage,
entreprise et Administration ait une adresse postale précise, comme à Brazzaville, Paris ou toute autre ville moderne, comme Tripoli.
Mais, puisque Vous avez choisi, apparemment et souverainement, de persister dans l'erreur, alors même que
Barthélemy BOGANDA aimait répéter, en latin, que « se tromper est inhérente à la nature humaine mais que persister dans l'erreur est
diabolique», «suicidaire», dirions-nous, nous osons espérer pour Vous que lorsque Vous auriez perdu le pouvoir, à cette allure vertigineuse où vont les choses, comme KOLINGBA et PATASSE,
jadis, du fait d'un entourage majoritairement doué de cécité politique et macroéconomique………………….(et ce contre les) intérêts……..de Vos électeurs, ceux de Votre peuple tant meurtri qui Vous a
porté au pouvoir en 2003 puis élu en 2005. …………………………