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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /Déc /2008 13:14


Le Forum inter centrafricain s'est ouvert à Bangui le 08 décembre 2008. Les travaux devraient s'étaler sur 15 jours.
Les patriotes Emergents attendent de voir ce qui va en ressortir, ainsi que l'application réelle sur le terrain
et ce jusqu'aux élections générales de 2010.

Nous vous invitons à cliquer sur le logo ci-dessus afin d'accéder au Livre Blanc édicté par l'UFVN et qui fait bien ressortir les sujets clés qui devront obtenir des solutions viables et exécutoires.

Bangui, 09 décembre 2008

Par Patriotes Emergents RCA - Publié dans : Nos Communiqués de Presse
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Samedi 29 mars 2008 6 29 /03 /Mars /2008 22:10

L'APPEL DU 29 MARS 2008 : Bouba ni so juska lawa?
Au nom de la patrie en danger Bozizé doit partir.

 
Pour lire le texte, il suffit de Cliquer sur le Drapeau, Armoiries RCA ci-dessus.

Pour télécharger et imprimer le document en format PDF, cliquer sur la photo ci-dessous.

Contact:
patriotes.rca@gmail.com

 

 

Par Patriotes Emergents RCA - Publié dans : L'APPEL DU 29 MARS 2008
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Vendredi 21 mars 2008 5 21 /03 /Mars /2008 18:36

Texte récupéré dans la presse locale et repris ici pour sa pertinence

*Les rêves et les aspirations des Centrafricains se sont envolés et se sont transformés en cauchemar. Le Général BOZIZE a perdu sa légitimité si tenté que l'on puisse penser qu'il en ait eu.

 

Au moment où je séjourne à l'etranger j'apprends la nouvelle de la nomination de deux chefs de guerre comme conseillers à la présidence de la République m'interpelle puisqu'il s'agit d'une modalité de résolution de la crise centrafricaine.

En effet, les autorités vont sans doute tenter de présenter cette décision comme une volonté de rassemblement des Centrafricains en vue de régler le problème de l'insécurité généralisée dans le pays. En fait de résolution du conflit, cette décision n'est qu'une fuite en avant.

Il s'agit manifestement, de « caser » ces chefs de guerre à la présidence pour les empêcher de gêner militairement. Mais cela ne suffira certainement pas à ramener la paix parce que d'une part, leurs éléments restent dispersés dans la nature sans aucun contrôle et que d'autre part, ce marchandage honteux ne saurait se substituer au dialogue réclamé par les Centrafricains.

La solution militaire voulue par un pouvoir impopulaire, refusant le dialogue suspect à ses yeux de se transformer en un procès du régime, reste l'option principale du Général BOZIZE.

Face à une situation complexe, il s'est résolu à changer simplement de tactique.

L'opposition démocratique et pacifique, à court d'idées et d'initiatives, refuse obstinément de voir cette réalité en face et se focalise sur la revendication du dialogue sans proposer d'autre alternative comme si le dialogue est une fin en soi au lieu de créer des rapports de force politique susceptibles d'amener le gouvernement à discuter.

Le marché qui a débouché sur la récupération de deux chefs de guerre vise justement à couper court à cette revendication et à la marginalisation de l'opposition.

Ce faisant, en évitant de traiter les problèmes à la source et en jouant le pourrissement, le pouvoir hypothèque l'avenir du pays.

On sait que la crise centrafricaine a essentiellement pour origine les mêmes maux que le Général BOZIZE reprochait à l'ancien Président Ange Félix PATASE et qu'il reproduit à la lettre en les accentuant à savoir, le refus du dialogue, le non-respect des engagements, des principes démocratiques et de l'état de droit.

Cette crise s'alimente des graves violations des droits de l'homme qui continuent d'être perpétrées dans l'impunité totale, poussant une partie de la population à se déplacer dans la brousse et une autre à fuir dans les pays voisins pour y trouver refuge.

Elle tire aussi sa source dans la gabegie avec l'achat d'un hélicoptère et un vieil avion Hercule C130 qu'on a pas encore vu comme cela a été dit, en train de transporter des malades et des marchandises mais entrés définitivement en voie de garage sans avoir servi une seule fois.

La mal gouvernance est aggravée de jour en jour par le contrôle total de l'Etat par un cercle familial cupide qui jette le discrédit sur le pays et décourage les partenaires au développement.

Le Ministre des Mines, de l'Energie et de l'Hydraulique qui n'est pas un modèle de transparence et qui n'a toujours pas réalisé ses promesses d'équipement des villes et villages centrafricains en électricité et en centres de santé grâce aux ressources tirées des taxes que devrait payer la société De Beers, cumule à ce jour ses attributions avec celles de Ministre des Finances comme s'il n'existe aucun autre Centrafricain capable d'assurer cette fonction.

Pourtant, son efficacité en matière d'approvisionnement en eau et en électricité est des plus contestables avec les problèmes récurrents de délestage et de manque d'eau courante que subissent sans broncher les consommateurs Centrafricains.

Dans le même temps, des cadres dynamiques et compétents sont limogés sous de prétextes fallacieux. Ce sont les moins méritants qui sont promus parce qu'ils ont la chance d'être bien nés, c'est-à-dire d'appartenir au sérail familial du Président. Ainsi, la médiocrité est institutionnalisée comme critère de promotion.

Parmi les causes de la crise, il faut mentionner les violations permanentes de la Constitution et le manque de volonté politique d'engager de véritables réformes pour réduire la pauvreté dans laquelle est plongée la population.

Ce pouvoir sans vision, sans projet économique et social, sans diplomatie et sans politique extérieure pour changer tant soit peu la vie des Centrafricains si ce ne sont les instructions de Libreville et les directives du suzerain tchadien, continue son pilotage à vue doublé d'un amateurisme « acadacabrantesque ».

Puisque je séjourne au pays de l'oncle Sam, je constate bien que ce qui constitue la base de sa puissance contrairement à la vieille Europe, ce sont la place accordée à la recherche appliquée et aux universités et le soutien massif dont celles-ci bénéficient, ce qui explique la captation de la matière grise qui arrive de toutes les régions du monde.

Or comment peut-on faire avancer un pays en faisant tout le contraire, en méprisant et en marginalisant l'intelligensia à qui on fait porter la responsabilité de l'échec politique alors qu'il est de notoriété publique qu'en quarante sept années d'indépendance, la République Centrafricaine a été gouvernée pendant 26 ans soit plus de la moitié de son existence par des dictatures militaires auxquelles le Général BOZIZE, à défaut d'y avoir pris part, a tout au moins fait son apprentissage ?

Cette aversion pour l'élite intellectuelle doit sans doute trouver une explication de nature psychanalitique mais il est tout de même extraordinaire de relever qu'un dirigeant d'un pays, en réaction à un mouvement de protestation des étudiants puisse affirmer qu'il n'a pas eu besoin de passer par une université pour être Chef d'Etat !

Il est certain que le dédain affiché à l'égard de l'élite intellectuelle est une réponse au refus de quelques intrépides de cautionner le totalitarisme qui s'est insidieusement mis en place et dont les masques tombent au fur et à mesure de la confrontation avec la réalité de la gestion du pouvoir, ce qui est tout à leur honneur.

Comme l'avaient prédit les organisations de promotion et de défense des droits de l'homme qui ne sont pas non plus en odeur de sainteté auprès de ce pouvoir avec la presse privée en raison de leur travail de dénonciation des violations des droit de l'homme, les accords parcellaires signés à la hâte portent en eux-mêmes les germes d'un nouveau conflit. D'ailleurs aucune clause de ces accords n'a connu le moindre début d'exécution.

Leurs signataires sont avant tout préoccupés par la préservation de leur pouvoir pour certains et pour d'autres, par la possibilité d'accéder enfin aux mannes que procure l'exercice d'une parcelle de l'autorité de l'Etat.

Le Général François BOZIZE qui n'a de respect que pour ceux qui comme lui, préfèrent le langage des armes et la violence, se moque des démocrates et des victimes de l'affrontement d'Octobre 2002 et plus particulièrement celles du marché à bétail du PK 13.

Est-il cohérent et logique que l'Etat centrafricain qui a décidé lui-même de renvoyer à la Cour Pénale Internationale une situation où des crimes de guerre ont été commis sur le territoire national en visant nommément une personne, promeuve celle-ci au rang de conseiller à la présidence après l'annonce faite par le Procureur de l'ouverture de son enquête?

Il faut alors expliquer aux victimes des crimes de guerre les raisons de tant d'attention à l'égard de l'un de leurs bourreaux alors que le Général BOZIZE n'a eu de cesse au cours de la campagne électorale de 2005, de rappeler qu'il était le « sauveur » des victimes des « Banyamulengue ».

Quel type de savoir-faire particulier les dits conseillers vont-ils apporter au pays ?

En quoi ce monnayage va-il résoudre les problèmes de la population de la Vakaga qui ne sont rien d'autre que l'isolement et l'abandon de cette région par le pouvoir central ? Telles sont les questions qui méritent d'être posées.

La démonstration est faite que le Général BOZIZE, sur ce point comme sur tant d'autres se comporte exactement comme son prédécesseur, Ange Félix PATASSE et ne peut être un défenseur du peuple centrafricain. Il s'est disqualifié.

On rétorquera que les nominations aux postes de responsabilité relèvent du pouvoir discrétionnaire du Président de la République.

C'est justement à cause des abus constatés dans le passé où soit par clientélisme politique soit sur des bases purement ethniques ou régionalistes, n'importe quel énergumène pouvait accéder à des hautes fonctions de responsabilité qu'il n'était en mesure d'assumer correctement en l'absence de formation et de compétence requises que la Constitution du 27 décembre 2005 a prévu une garantie en ce qui concerne certaines nominations à des emplois civils et publics.

Pour la nomination à ces emplois, il est exigé le contreseing du Premier Ministre pour obliger le Président de la République à prendre au moins l'avis de celui-ci.

Il va sans dire que ce garde-fou contre les éventuelles dérives ne fonctionne pas comme bien d'autres dispositions constitutionnelles que le Général François BOZIZE transgresse allègrement, comme le refus de déclaration de son patrimoine, le cumul de son mandat de Président de la République et celle de Ministre de la Défense et ce, dès sa prestation de serment.

Le Premier Ministre qui n'est pas issu de la majorité comme le prévoit la Constitution, mais qui doit son existence politique à la seule volonté du Président de la République et qui, malgré la confiance qui lui a été retirée s'agrippe à son fauteuil, n'a jamais pris et ne prendra pas le risque d'exiger d'être consulté, obligation somme toute constitutionnelle.

Lorsqu'un Premier Ministre est dépouillé de certaines de ses attributions dont on suppose qu'elles ont été décidées de commun accord avec le Président de la République et ce au profit de l'un des membres de son gouvernement, c'est un désaveu qui devait le conduire à « rendre le tablier ». Mais c'est vrai que les moeurs politiques en Centrafrique sont particulières et ignorent le sens de l'honneur !

Quant à l'Assemblée Nationale, on se demande encore à quoi elle sert vraiment et quel peuple elle représente puisque qu'elle est complètement inerte devant les violations constantes et répétées de la Constitution par le Général BOZIZE et les atrocités infligées aux populations du Nord-Est, de l'Ouham et de l'Ouham- Pendé.

Même les députés de l'opposition à l'Assemblée Nationale se privent de l'utilisation de l'arsenal juridique parlementaire (questions au gouvernement, demande de Commission d'enquête parlementaire dépôt de motion de censure, etc..) ne serait-ce que symboliquement pour attirer l'attention de l'opinion et des partenaires sur le drame qui se joue dans le pays.

Contrairement à la formule consacrée, l'Assemblée Nationale ne sert même pas de caisse de résonance de l'Exécutif. Elle est aphone!

Ainsi, lorsque les mécanismes mis en place pour réguler le fonctionnement des institutions, sont complètement étouffés, il ne faut pas s'étonner que cet étranglement génère des crises dans le pays.

Le Général BOZIZE qui a très rapidement conduit le pays dans l'impasse est tenu de présenter aux Centrafricains un bilan à mis parcours de son mandat, en termes de sécurité, de présence d'investisseurs sérieux dans le pays, de lutte pour la réduction de la pauvreté, de création d'emplois pour les jeunes qui constituent la majorité de la population, de progrès accomplis dans le système éducatif et de santé.

Pour celui dont l'objectif principal de la candidature à l'élection présidentielle était la sécurité garantie aux Centrafricains, ce qui faisait dire à ses partisans qu'il était « l'homme de la situation », les résultats en matière de sécurité sont éloquents!

Les Centrafricains, toute catégorie confondue y compris des Officiers supérieurs, apprécient à leur juste mesure les coups qui leur sont administrés quotidiennement comme au bon temps de la coloniale avec la chicotte, les blessures et humiliations de toutes sortes, les intempéries auxquelles sont soumises les populations qui ont fui dans la brousse, les rackets sur les routes, les tueries et assassinats impunis, bref ce qui est à l'antipode de la sécurité promise, la crise humanitaire.

Quant aux réformes engagées par le gouvernement, elles ont toujours accouché d'une souris.

Après les élections générales de 2005, la République Centrafricaine a perdu deux ans. Le pays est retourné à la case départ nonobstant toute l'attention portée sur lui par la communauté internationale.

Les rêves et les aspirations des Centrafricains se sont envolés et se sont transformés en cauchemar. Le Général BOZIZE a perdu sa légitimité si tenté que l'on puisse penser qu'il en ait eu.

Malgré tout, il est encore et toujours possible de sauver la République Centrafricaine de ce naufrage.

Il faut avant tout que chaque Centrafricain, à commencer par les dirigeants eux-mêmes, fasse son examen de conscience et se dise que la République Centrafricaine est un patrimoine commun à tous et non l'affaire d'un individu, d'un clan, d'une ethnie ou d'une région.

C'est en dépassant son amour propre et ses intérêts égoïstes par des actes concrets qu'on peut provoquer le retour de la confiance. Il faudra alors un cessez-le feu général accepté et appliqué effectivement par toutes les parties au conflit sur toute l'étendue du territoire national.

Ensuite, pourraient s'engager des pourparlers sur les aspects techniques et le tout pourra être conclu par le dialogue politique tant souhaité par tous, réunissant le Gouvernement, l'opposition, les mouvements de rébellion armée et la société civile pour examiner ensemble les conditions de la reconstruction d'une Centrafrique nouvelle, débarrassée de ses crises mais résolument engagée dans la voix de la paix et du développement.

Toute autre option ne pourra que faire perdurer la crise ce qui n'est l'intérêt de personne.

 

 

 

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

LETTRE OUVERTE DE LA FONDATION PANAFRICAN UNION

AU PRESIDENT F. BOZIZE

 

 

 

I - SUR LA NOMINATION DE SYLVAIN D. AUX FINANCES
Monsieur le Président de la République,
Vous venez de nommer le ministre des mines à la tête du ministère des finances, cumulativement avec son ancien Département, ce qui appelle, inexorablement, de notre part, les observations qui suivent :

A) Partout dans le monde, nous n'avons pas souvenir d'un cumul ministériel combinant les mines, l'énergie, l'hydraulique et les finances dans les mains d'un seul homme; en effet, logiquement, c'est au ministre de l'économie et du plan que devrait échoir le ministère des finances : est-ce à dire que, de Votre point de vue, puisque le ministre du plan (actuel), n'est pas de Votre clan familial, il serait hors de question de lui confier les finances, ce qui ne peut, inexorablement, que conforter la position de la rébellion qui soutient que Vous n'avez renversé PATASSE que pour Vous enrichir, Vous et les Vôtres?

B) ………

 
C)
Par ailleurs, en nommant Sylvain D. aux finances, non seulement vous avez définitivement donné raison à tous vos détracteurs qui n'ont jamais cessé, répétons-le, d'essayer de convaincre l'opinion que si vous vous êtes emparé du pouvoir, c'est uniquement pour vous enrichir et enrichir les vôtres, mais vous semblez oublier que ce ministère porte sur sa tête tous les problèmes du pays, notamment nos chroniques arriérés de salaires, de pensions et de bourses et qu'il mériterait de ne pas être confié à un de vos proches, car ce qui est important, en politique, ce n'est point d'être intègre, mais d'être insoupçonnable.
En effet, tout observateur averti de la vie politique de notre pays a pu constater que depuis que vous avez pris le pouvoir, vous avez toujours pris le soin, comme PATASSE, de placer un de Vos parents aux finances : d'abord Daniel N-B, dont personne ne nie la compétence et le sérieux, au début de la Transition, puis Théodore D., l'ancien ministre de PATASSE, après votre investiture. Après les déboires de ce dernier, notamment dans la malencontreuse affaire des services de notre douane installés à Douala, et après le bref passage de Elie D. à la tête de ce ministère, nul n'est surpris ni étonné que ce soit encore un de vos parents qui atterrisse à la tête de ce département. Le problème, c'est qu'à la limite, vous auriez dû faire appel, plutôt, à un autre de Vos parents ou, tout simplement, il aurait fallu que Sylvain D. soit déchargé du ministère des mines, à défaut de vouloir confier tout simplement les finances au ministre du plan, ce qui aurait paru normal, « naturel », …………….


D) En outre, en arrachant le ministère des finances à Elie D. pour le confier à l'un de ses ministres, fut-il Sylvain D. ou un autre, il conviendrait de reconnaître que vous êtes indubitablement allé contre le bon sens et les règles élémentaires de la science administrative et de la sociologie des organisations. En effet, …………., vous n'auriez jamais dû le conserver à la tête du gouvernement en lui arrachant seulement le ministère des finances; car, tout compte fait, le nouveau ministre des finances sera forcément perçu par le Premier ministre, son chef hiérarchique à qui il doit rendre compte et de qui il doit recevoir des instructions, comme un adversaire, comme un traître, comme un ennemi et leurs relations professionnelles ne pourront qu'en souffrir, au détriment de la nation, bien entendu; et, logiquement, le ministre ne voudra point, inéluctablement, rendre compte au Premier ministre ni respecter les instructions de ce dernier car il se dira, légitimement, tout de même, que si ce ministère lui a été confié, c'est bel et bien parce que le chef du gouvernement n'a pas été, alors là pas du tout, à la hauteur;

E)…………. Et, (pour une meilleure gouvernance) , il ne lui serait jamais venu l'idée de prendre le ministère des finances après Monsieur Théodore D.. En effet, en sa qualité de chef de gouvernement, si gouvernement il y a, il devait savoir qu'il serait amené, souvent, à trancher des conflits entre le ministre des finances et d'autres membres du gouvernement et qu'il ne saurait être, à la fois, juge et partie. Enfin, …………….., en perdant le ministère des finances, ce qui est un désaveu pour le moins humiliant, il aurait dû, tout simplement, démissionner. ……


II - SUR LES DERIVES TRIBALISTES DE VOTRE REGIME
Monsieur le Président de la République,
Lors du Dialogue politique du 28 juillet 2006 à l'Assemblée nationale, nous vous avions demandé, entre autres, au nom de la Fondation Dialogue national, devenue«PANAFRICAN UNION», de charger un membre de votre gouvernement ou de votre cabinet de vous faire la « radioscopie du tribalisme dans notre pays, pour la période d'avant le 15 mars 2003 et celle d'après le 15 mars 2003»; et cela, pour ne pas finir par être haï par le peuple comme Vos prédécesseurs :

A) Et, non seulement cela n'a pas été fait, mais, à peine un peu plus d'un mois après, Vous avez fait pire : en effet, lors du remaniement du 02 septembre 2006, trois leaders des partis de la majorité qui vous soutient ont eu une promotion : l'un est entré au gouvernement, ……….; un autre est devenu membre de votre cabinet à la présidence,………et, enfin,……..un a été promu au Trésor public.
Sans nier la valeur de ces trois compatriotes, dans un communiqué de presse, notre Fondation avait dénoncé, à l'époque, ces nominations pour le moins tribalistes, car Vous avez exactement fait comme si les autres leaders qui Vous avaient soutenu n'ont pas le droit d'occuper les hautes fonctions auxquelles ils aspirent légitimement. Malgré cette dénonciation, Vous avez cru devoir garder un silence méprisant tout en persistant dans cette propension au tribalisme;

B) Un illustre savant français, André JEZE ou DUGUIT, avait écrit, au début du siècle dernier, que l'observation attentive du régime fiscal d'un pays à un moment donné de son histoire pouvait permettre de déterminer la formation sociale qui est au pouvoir dans ce pays. En le paraphrasant, l'on peut, sans risque de se tromper, affirmer que l'analyse de l'origine ethnique des tenants des principales fonctions politiques et administratives de l'Etat et des sociétés d'Etat peut aisément, sous Votre régime, permettre d'identifier l'ethnie du chef de l'Etat : en ce sens, il faudrait noter que Vous ne Vous êtes nullement préoccupé du fait que nous avions dénoncé, par ailleurs, dans le même communiqué de presse cité ci-dessus de septembre 2006, le fait que les Directeurs généraux des trois (3) sociétés d'Etat les plus importantes, celles d'électricité, d'eau et de téléphone, sont tous membres de Votre clan familial, sans compter que le précédent DG de la SODECA que Vous aviez nommé au début de la Transition était, lui aussi, un des Vôtres, tout comme le précédent DG de l'ENERCA;

C) ………………

 
D) N'avez-vous pas pu constater que, depuis que Vous êtes arrivé au pouvoir, Vous avez, exactement comme PATASSE, veillé à ce que tous les postes clés des finances et des institutions financières dépendant de notre pays soient occupés uniquement par des nationaux originaires du nord? …………………

 


III - DERIVES ANTICONSTITUTIONNELLES
Monsieur le Président de la République,
Le 02 octobre dernier, nous étions dans le bureau du général LAMINE CISSE, Représentant du Secrétaire général des Nations unies, pour lui demander de tenir ses engagements, précisément pour qu'il intervienne auprès de Vous pour Vous rappeler les termes du Code de Bonne conduite du 09 février 2005. En effet, en vertu de ce texte que tous les partis politiques et tous les candidats à l'élection présidentielle de 2005 avaient débattu, adopté et signé au Palais de la CEMAC, en Votre présence, c'est la famille politique qui allait gagner les élections qui devait gouverner seule et devrait occuper, en conséquence, les plus hautes fonctions politiques de la Présidence et de la Primature, en plus du gouvernement; par contre, la haute fonction publique, elle, neutre, apolitique, reviendrait, de droit, à tous les nationaux, tant de la majorité, de l'opposition que de la société civile, les critères de sélection étant la compétence et l'intégrité : malheureusement, depuis Votre investiture, c'est, bien entendu, le monde à l'envers, car Vous avez cru devoir violer, peut-être involontairement ou par inadvertance, ce Code de Bonne conduite et toutes les règles, pratiques et traditions en vigueur dans les démocraties dignes de ce nom; jugez-en Vous-même :

 


A - Alors que la Constitution interdit expressément le cumul des fonctions de Président de la République avec toute autre fonction, Vous avez cru devoir Vous maintenir au poste de ministre de la défense, exactement comme si aucun cadre de Votre majorité n'est capable d'assumer, correctement, cette responsabilité; …………………. car, dans ce cas au moins, les députés de notre pays, qui s'en plaignent, pourraient enfin être en mesure d'interpeller le ministre de la défense, sans compter que le Premier ministre, quant à lui, n'aurait plus de difficulté à convoquer son ministre pour lui demander des clarifications et/ou des comptes rendus;

 


B - ……………………..: n'est-ce pas là, indubitablement, une manière de scier Vous-même la branche sur laquelle est assis Votre propre pouvoir ?

 

C- ……………………. certes, le peuple, c'est-à-dire les électeurs, n'a rien dit, mais il n'en demeure pas moins vrai qu'il enregistre tout cela et attend son heure : les élections de 2010;

 

D - Toujours en violant les traditions en vigueur dans les démocraties et notre fameux Code de bonne conduite qui fait suite à l'Accord de Libreville qui dispose que le gouvernement devrait être celui de ceux qui ont gagné les élections, Vous avez mis en place plutôt un gouvernement qui n'est pas celui de la majorité, ni un gouvernement d'ouverture et encore moins d'Union nationale, …………………………,; et l'on connaît aujourd'hui ce que cela a pu donner et ne pouvait que donner : trois rébellions particulièrement actives dans le nord de notre pays, le chaos sur le plan économique et une crise financière et sociale sans précédent avec nos retraités qui meurent, hélas, comme des mouches et nos étudiants devenus des clochards……………………………; aussi, la question se pose de savoir si c'est pour cela que Vous aviez cru devoir renverser PATASSE ? Est-ce pour cela que le peuple Vous a élu ? ………………..



E - …………….

F - Enfin, contre toute attente, aucun citoyen, lorsqu'il n'est pas de la majorité et, à plus forte raison, lorsqu'il n'est pas de chez Vous, ne peut être nommé dans la haute fonction publique, ni espérer se faire intégrer dans la Fonction publique; et, là-dessus, les plus hauts responsables du ministère de tutelle, bien que polis et courtois, sont très clairs là-dessus : ils ne peuvent prendre le risque de préparer et de Vous soumettre de tels projets de Décret dès lors que le prétendant n'est ni du clan familial, ni de la majorité : dès lors, pourquoi avoir adopté ce Code de Bonne conduite ?

 


IV - SUR LA RADIOSCOPIE DIACHRONIQUE DU TRIBALISME
Monsieur le Président de la République,
Permettez-nous de revenir loin en arrière, sous BOKASSA et sous DACKO, pour Vous rappeler que ces deux régimes avaient, certes, eux aussi, une certaine propension au tribalisme, mais à un degré plutôt extrêmement bas, comparé à ce que nous avons vécu sous les deux derniers régimes qui ont gouverné, désastreusement, notre pays, de 1981 à 2003.
En effet, Monsieur le Président, le Président DACKO n'avait-il pas eu à Vous nommer (comme nous l'avions dit le 02 octobre dernier, dans son bureau, à monsieur Lamine CISSE qui avait de la peine à nous croire), ministre de la défense en 1980/1981? Etiez-vous, Monsieur le Président de la République, de la même ethnie et/ou de la même région que le Président DACKO?

Alors, pourquoi un citoyen autre que Vous et qui n'est pas de Votre région, l'Ouham, ne pourrait-il pas, de même, être nommé ministre de la défense nationale ?

Va-t-il, forcément, chercher à Vous renverser ?

Aviez-vous cherché à renverser ou à assassiner DACKO ?

Au contraire, bien qu'appartenant à l'Ouham comme le Président PATASSE qui Vous avait nommé chef d'Etat-major de l'armée, ne l'avez-vous pas, malgré tout, renversé, quand l'intérêt national l'a exigé ?


A-  …………………. N'est-ce pas là, très respectueusement, du tribalisme ?

 


B - Mieux, quand BOKASSA avait obtenu, lors de la création de la BDEAC dont le siège est à Brazzaville, que le poste de DG de cette institution soit statutairement réservé aux Centrafricains, avait-il nommé à ce poste, pour le moins juteux, un cadre de son ethnie ou de sa région, la LOBAYE ?
Ou c'était plutôt un digne cadre de ce pays, brillant et intègre, mais issu, bien entendu, d'une autre ethnie et d'une autre région que celles du chef de l'Etat d'alors, …………., qui avait été retenu et envoyé à Brazzaville  par BOKASSA, à la tête de la BDEAC?


C - Autre exemple historique : pendant dix années consécutives, savez-Vous qui était le ministre des finances de BOKASSA, de 1969 à 1979 ? N'était-ce pas Alphonse KOYAMBA ? Etait-il de l'ethnie ou de la région de BOKASSA? Alors, pourquoi faut-il forcément un des Vôtres aux postes de ministre de la défense et un autre au ministère des finances, et cela, depuis 2003? Cela n'est-il pas de nature à briser la cohésion nationale et à Vous affaiblir vis à vis de l'extérieur et même à donner des arguments à la rébellion? Pourquoi faut-il, par ce tribalisme pour le moins honteux, pousser les Centrafricains à tenir, et injustement, leurs frères de BOSSANGOA pour responsables de leur misère et de leur souffrance et à les haïr, comme les NGBAKA, les YAKOMA et les KABA hier……………………………

 

 

D - Pire, n'avez-vous pas noté que, depuis l'indépendance, le président de la Cour suprême ou de la Cour Constitutionnelle n'a jamais été un homme issu, ni de l'ethnie, ni de la région, de nos successifs chefs d'Etat et que Vous êtes, hélas, le premier à créer ce précédent pour le moins fâcheux?

 

E - Par ailleurs, est-ce normal que le DG des douanes soit forcément de l'ethnie du chef de l'Etat, que le DGA soit le parent du Premier ministre et que tous les responsables des douanes récemment nommés soient presque tous des proches du chef de l'Etat et du Premier ministre par leur appartenance ethnique? Avez-vous lu le quotidien «LE CITOYEN» du jeudi 19 juillet en cours sur les nominations, pour le moins troublantes, récemment opérées au ministère des mines ? Tout cela n'est-il pas de nature à compromettre la légitimité politique et historique du 15 mars 2003, aussi bien devant le peuple que devant Dieu?
Monsieur le Président de la République,
Cela n'est peut-être pas vrai, mais l'intime conviction de la très grande majorité des Centrafricains, aujourd'hui, c'est que Vous avez délibérément choisi de Vous moquer du peuple et de le laisser souffrir davantage; et cela, parce que Votre objectif réel, en renversant PATASSE, serait, dit-on, dans les rues de Bangui et en province, de Vous enrichir, Vous et les Vôtres : si certains de Vos Conseillers, hélas, n'ont pas le courage, l'honnêteté et surtout la loyauté de Vous le dire, nous croyons, ici, devoir le faire, dans l'intérêt supérieur de la nation.

 


V - SUR LE GENIE ECONOMIQUE ET FINANCIER  
Monsieur le Président de la République,
Nous tenons, enfin, à Vous rappeler, très respectueusement, pour finir, ceci :

1 - ………….., aurait été de jauger l'espace national et de réorganiser le territoire national,…………………..;

2 - …………….. aurait été de créer au moins (des) banques concurrentes de type universel (c'est-à-dire fonctionnant à la fois comme des banques de dépôt et d'investissements), avec chacune une agence dans chaque arrondissement de Bangui et dans chaque Département (sous-préfecture), ……………………….., car il n y a pas de décollage économique sans banque commerciale digne de ce nom et dotée d'un réseau couvrant tout le pays;

3- …………aurait dû lancer, dans le cadre d'une puissante, dynamique et fructueuse coopération bilatérale, la création d'au moins cinq (5) sociétés d'Etat, concurrentes, bien sûr, d'exploitation industrielle du diamant ………………….. (des) milliards de dollars l'an que seuls le pétrole, le diamant, l'agriculture mécanisée et l'élevage de type industriel peuvent nous procurer;

4 - …………….. aurait donné la priorité à la création d'au moins quatre entreprises privées d'agriculture mécanisée par Département, et d'autant d'entreprises d'élevage de poulets par Département, chaque année, soit plus de six cents (600) PME l'an, soit plus de 60 000 emplois l'an, ce qui aurait contribué à faire reculer et le chômage, et la misère, sans discrimination aucune, comme le fait si bien la Chine depuis 1977, avec plus de 100 000 poulets par mois et par ferme;

5 - ……………… aurait dû très tôt lancer la modernisation de l'armée qui devrait, en plus de ses 3 500 hommes, chiffre ridicule, recruter au moins (des) soldats supplémentaires, d'abord en qualité «d'Appelés sous les drapeaux», puis d'engagés, avec (de) nouveaux gendarmes et autant de nouveaux policiers, notamment les 300 braves auxiliaires de l'OCRB qui attendent leur intégration dans la Fonction publique depuis trois ans; et cela, afin de mettre un terme brutal, radical et durable à cet insupportable règne de l'insécurité, des braquages et des rébellions, et jamais BIRAO n'aurait été prise, incontestablement;

6- ………………..;

7…………… aurait dû lancer la création de la SNTR (société nationale de transport routier), avec plus de 1 500 emplois, pour relier Bangui et nos provinces et celles-ci entre elles en donnant la priorité à la sécurité des passagers, à leur confort et à la ponctualité;

8 - …………. aurait dû mettre en chantier le projet de création de la RATB, la régie autonome des transports de Bangui chargée de desservir la capitale et sa banlieue, dans un rayon de 50 km, en offrant confort, sécurité et ponctualité à ses passagers, sans compter plus de 500 emplois, conformément aux projets, éventuellement amendés, SNTR et RATB, que nous avions laissés à la Primature en partant, en décembre 2003;

9 - ……………….. , dire, publiquement, quel est le taux de chômage de la RCA (97,5 %) et combien d'emplois il entend créer, chaque année, dans le secteur public et ceux dont il entend inciter à la création dans le secteur privé : car, lutter contre la pauvreté, c'est d'abord créer des emplois;

10 - ………..aurait dû, forcément, attribuer une subvention, d'environ cinquante (50) millions de F CFA, à l'excellent maire de la ville de Bangui afin de lui permettre de financer, aisément, le projet d'adressage de cette localité dont le dossier, également nanti d'une lettre de mission du Premier ministre d'alors, avait été adressé, officiellement, par nos soins, en décembre 2003, aux autorités municipales de la capitale à peine une semaine avant notre départ précipité du cabinet du chef du gouvernement. En effet, un Premier ministre ……….doit pouvoir relever, incontestablement, que le développement et la sécurité, tant des personnes, des biens que de l'Etat, nécessitent, de nos jours, que chaque ménage, entreprise et Administration ait une adresse postale précise, comme à Brazzaville, Paris ou toute autre ville moderne, comme Tripoli.

Mais, puisque Vous avez choisi, apparemment et souverainement, de persister dans l'erreur, alors même que Barthélemy BOGANDA aimait répéter, en latin, que « se tromper est inhérente à la nature humaine mais que persister dans l'erreur est diabolique», «suicidaire», dirions-nous, nous osons espérer pour Vous que lorsque Vous auriez perdu le pouvoir, à cette allure vertigineuse où vont les choses, comme KOLINGBA et PATASSE, jadis, du fait d'un entourage majoritairement doué de cécité politique et macroéconomique………………….(et ce contre les) intérêts……..de Vos électeurs, ceux de Votre peuple tant meurtri qui Vous a porté au pouvoir en 2003 puis élu en 2005. …………………………

.
…………..Aussi, Monsieur le Président de la République, dès lors que Vous êtes Pasteur, donc un homme de Dieu, il faudrait être conséquent et donc être prêt, le moment venu, de reconnaître Votre indéniable défaite, dès le premier tour, d'ici 2010, défaite que Vous êtes Vous-même en train de forcer, oui, de forcer, inlassablement, voire avec une effroyable détermination, disons-le, paradoxale; et cela, afin d'éviter à la nation une ultime et inutile crise dont elle n'a nullement besoin. Car si jamais Vous persistez à continuer à commettre ces monumentales dérives de nature à conduire le peuple à Vous haïr, de même que les Vôtres, non seulement Vous serez battu en 2010, mais de grâce, ce ne serait pas la peine de chercher à revenir plus tard au pouvoir,…………... Alors, de grâce, ressaisissez-Vous, avant qu'il ne soit trop tard !
………………………………………... /.



Texte récupéré dans la presse locale et repris ici pour sa pertinence

Par Patriotes Emergents RCA - Publié dans : Les Citoyens disent : "NON"
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Vendredi 21 mars 2008 5 21 /03 /Mars /2008 18:28
Confronté à la déliquescence des structures de l'Etat dans mon pays, aux graves atteintes aux droits de l'homme, à la mise à mal des valeurs républicaines et démocratiques par la volonté du Général François BOZIZE et les thuriféraires de son régime, j'ai décidé avec plusieurs compatriotes d'entrer en RESISTANCE. A ce jour, j'assume donc la coordination des Forces Républicaines Nouvelles (FRN) plate-forme de concertation stratégique des organisations en lutte multiforme contre le régime au pouvoir à Bangui.


Pouvez-vous, vous présenter à nos lecteurs ?


Citoyen centrafricain, je porte le nom de Christophe GAZAM-BETTY. Marié, père de trois enfants, j'ai exercé des responsabilités au sein de la haute fonction publique nationale, entre autres, en qualité de Ministre de la Jeunesse , des Sports et de la Culture ainsi que d'Ambassadeur de la Centrafrique auprès de la République Populaire de Chine.

Confronté à la déliquescence des structures de l'Etat dans mon pays, aux graves atteintes aux droits de l'homme, à la mise à mal des valeurs républicaines et démocratiques par la volonté du Général François BOZIZE et les thuriféraires de son régime, j'ai décidé avec plusieurs compatriotes d'entrer en RESISTANCE. A ce jour, j'assume donc la coordination des Forces Républicaines Nouvelles (FRN) plate-forme de concertation stratégique des organisations en lutte multiforme contre le régime au pouvoir à Bangui.


Quelle analyse faites-vous de la situation politique en République Centrafricaine ?


La République Centrafricaine traverse l'une des périodes les plus négatives et dangereuses de son histoire politique. Alors que les élections libres et transparentes de 1993 ont permis au pays de faire son entrée dans le cercle des Etats africains réellement en voie de démocratisation et engagés dans le combat exaltant de lutte contre la pauvreté et pour le développement ; la rébellion et le coup d'Etat du Général François BOZIZE du 15 mars 2003 a mis un terme à ce processus. Aujourd'hui, la situation qui prévaut en Centrafrique correspond à ce qu'on pourrait qualifier de retour à « l'ancien régime » avec ses corollaires : l'autocratie, les arrestations arbitraires des citoyens, les emprisonnements et tortures d'opposants politiques, la tribalisation de l'administration civile et militaire, la pratique de crimes massifs à l'endroit de populations civiles supposées hostiles au pouvoir, par exemple les incendies des maisons à Bangui, à Paoua, à Birao par les éléments paramilitaires de la sécurité présidentielle, le musellement des organisations syndicales et des partis politiques de l'opposition par la terreur et la violence physique, le règne de la prédation économique et financière au plus haut sommet de l'Etat.

D'autre part, l'Etat centrafricain n'existe que de nom. Notre pays a perdu le peu qui lui restait de souveraineté nationale avec la rébellion et le coup d'Etat du 15 mars 2003. Depuis cette date, la République centrafricaine est occupée par des forces armées étrangères conventionnelles et non-conventionnelles, la gestion politique du pouvoir se fait en dehors du peuple centrafricain. C'est au sein d'un réseau impliquant des responsables politiques et militaires des pays tels que le Tchad, le Gabon, le Congo, la France , etc. que le présent et l'avenir de la Centrafrique se décident !

Ainsi, les Centrafricains assistent désabusés et inquiets à une régression totale des acquis des luttes démocratiques et patriotiques des années 90. En 4 années de règne, le Général BOZIZE a fait 10 fois pire que tous les précédents présidents réunis.


Qu'en dites-vous de l'accord signé à Birao entre le régime de Bangui et les rebelles ?Beaucoup pensent que cet accord est sans lendemain.


La Résistance nationale s'est fait violence pour cet accord militaire qui est un compromis opératoire et non un accord de paix. Les responsables de la Résistance ont voulu par cet acte donner la possibilité au pays pour le démarrage du dialogue politique global et inclusif sous une médiation internationale.

Malheureusement, à la lumière des dernières informations en notre possession, il semble que le Général BOZIZE et ses plus proches conseillers claniques envisagent seulement d'utiliser cette signature d'accord à Birao comme preuve virtuelle de leur « bonne volonté » auprès de la communauté internationale. Ceci dans le but inavoué de desserrer l'étau des pressions de plus en plus fermes de cette dernière sur leur régime. Mais ce que semblent oublier le Général BOZIZE et les siens, c'est que certains membres de la communauté internationale commencent à s'impatienter et ils n'entendent plus faire l'impasse sur les responsabilités directes du régime dans les derniers crimes de guerre à l'encontre de populations civiles commis particulièrement à Paoua et à Birao.

Je voudrais aussi faire remarquer que depuis la signature de l'accord de Birao, aucun acte concret, comme par exemple la libération des membres de la Résistance emprisonnés à Cotonou (Bénin) ou encore l'annonce d'ouverture officielle du dialogue politique n'a été posé par les tenants du régime. Donc, chacun en tirera les conséquences. Ce qui est sûr et certain, la Résistance ne peut envisager le désarmement de ses unités combattantes qu'après le dialogue politique et la mise en application des mesures globales qui seront collégialement retenues, notamment la présence des troupes étrangères, les réformes institutionnelles en vue d'une re-légitimation du pouvoir, les conditions d'une gouvernance transparente et équitable, etc.

Enfin, il est important de retenir que les accords de Syrte comme ceux de Birao n'ont pas abordé les fondamentaux de la crise nationale c'est-à-dire les problèmes liés à la gestion de l'Etat et de la nation centrafricaine. Ceci pour vous dire que l'entrée légitime en résistance armée ne se résume pas en termes de solution par le règlement des problèmes catégoriels, à savoir les distributions de galons aux soldats, l'énoncé d'une amnistie, les embrassades et le partage de pot de l'amitié. L'accord de Birao n'est qu'un premier pas, une ouverture, il faut donc bien se garder d'abuser de la presse en parlant d'accord de paix. C'est une fois de plus, une manipulation médiatico-politicienne du Général BOZIZE.

La politique du « ralliement/étouffement » des leaders de l'opposition politique et militaire pratiquée depuis longtemps au Tchad par le président Idris DEBY semble être aujourd'hui l'option stratégique adoptée par le Général BOZIZE. C'est dans ce sens qu'en signant ces deux accords militaires il pense pourvoir se tirer d'affaire face à la Résistance nationale. Mais, c'est une grave erreur de sa part. La Centrafrique n'est pas le Tchad même si ces deux pays ont des liens humains et historiques séculaires.


Lors de sa visite à Bangui, le secrétaire général adjoint des nations unies a tiré la sonnette d'alarmes sur les conditions de vie des habitants du nord, notamment de Paoua qui vivent dans la brousse comme des animaux sauvages,quelle est votre réaction à ce sujet ?


La situation décrite tant à Bangui lors de sa conférence de presse que dans son rapport de mission fait au siége des Nations Unies à New York par Monsieur John HOLMES, Secrétaire général adjoint de l'ONU est le condensé du bilan du régime de BOZIZE. C'est le résultat de ce que certains intellectuels et hommes politiques aveuglés par les attraits du pouvoir ont qualifié abusivement de « sursaut patriotique » ou encore de « libération » du 15 mars 2003. Le régime instauré en Centrafrique depuis plus de quatre années est le plus pire en terme d'atteintes graves aux droits de l'homme qu'ait connu le pays. Que de succession d'actes criminels, de crimes de guerre ! La communauté internationale a manqué de discernement et de vigilance à l'égard de ce régime issu d'un coup de force. Le despotisme et la mise au pas de toute opposition démocratique, l'acquisition de grandes quantités d'armes de guerre et la militarisation outrancière du régime grâce aux maigres ressources financières du pays, dont les crédits, aides et dons accordés par cette même communauté internationale n'ont suscité aucune indignation. L'aggravation de la paupérisation des populations ajoutée à la dissémination d'armes de guerre par le régime à travers tout le pays a transformé la Centrafrique en une véritable poudrière.

Le Collectif des Officiers Centrafricains Libres, organisation membre de la Résistance nationale, par la voix de son porte-parole, le commandant HASSANE Justin a demandé dans un Communiqué rendu public au mois de février dernier qu'un embargo sur les armes en Centrafrique soit décrété par l'ONU. Hélas, cet appel venant d'un officier supérieur centrafricain est demeuré lettre-morte. On préfère continuer à nous parler d'une prétendue conséquence de la « guerre du DARFOUR » sur la Centrafrique alors que la crise dans notre pays est endogène et que le Général BOZIZE et ses différents soutiens extérieurs en sont la cause et la solution. Ce que l'on ne veut pas voir ou dire sur la crise actuelle en Centrafrique au niveau de la Communauté internationale, c'est que toutes les unités combattantes de la Résistance nationale se sont servies et continueront de se servir dans les multiples dépôts d'armes de guerre disséminés sur l'ensemble du territoire national par le Général BOZIZE et non au DARFOUR où le Général Omar BECHIR ne donne absolument rien aux résistants centrafricains.

Ne pas contraindre les autorités centrafricaines à la bonne gouvernance c'est porter la responsabilité de la grave crise sécuritaire et humanitaire qui sévit dans toute la partie Nord-Ouest et Nord-Est du pays. D'ailleurs certains faits et actes posés par les hommes de la sécurité présidentielle relèvent du crime de guerre dont le Général BOZIZE et son neveu le « BOUCHER DE PAOUA » le capitaine NGAدKOSSET devraient répondre. Que l'ONU diligente dans ces régions une enquête internationale indépendante avant de venir parler du DARFOUR qui n'a rien à voir avec la crise Centrafricaine. Que les autorités françaises qui donnent l'ordre à leurs avions de guerre Mirage ainsi qu'à leurs commandos spéciaux de bombarder et de ratisser la région Nord-Est fassent au moins preuve d'un peu d'humanité en prenant le devant de l'assistance humanitaire à Birao mis à feu et à sang pour sauver le pouvoir inique du Général BOZIZE. D'autant que ce dernier ne se gène pas pour dire à qui veut l'entendre qu'il jouit du soutien sans faille des autorités françaises actuelles.


Doit-on envisager le départ du Bonuca,comme le préconisent certaines ONG ?


L'institution en elle-même n'est pas si mauvaise que cela. Même si son budget de fonctionnement aurait mieux servi pour le règlement de vrais problèmes sociaux tels que la réhabilitation et/ou fournitures en matériels de centres de santé rurale, des établissements scolaires ou encore le paiement d'arriérés de salaires des agents de l'Etat, de bourses des étudiants, plutôt que de nourrir des fonctionnaires internationaux qui vivent à Bangui dans l'opulence ostentatoire et franchement insultante pour la grande majorité des Centrafricains.

Le séjour si prolongé à Bangui du Général sénégalais Lamine CISSE qui est à la tête du BONUCA depuis fort longtemps a fini par devenir contre productif. En effet, ce dernier a atteint un niveau de proximité, d'intimité et finalement de complicité avec quasiment tous les principaux acteurs politiques et militaires nationaux et étrangers de la crise centrafricaine, ceci est particulièrement si vrai avec le Général BOZIZE ; qu'il n'a plus la lecture objective des situations d'où ses rapports partisans. Il faut redéfinir les objectifs et la mission du BONUCA et procéder à la rotation de ses fonctionnaires au plus haut niveau sans humilier qui que ce soit. Il y'a de l'usure. L'ONU à travers le BONUCA doit être plus vigilent sur l'intégrité de ses représentants tout comme sur leur manière d'être et de faire en matière de relation avec les autorités gouvernementales ainsi que toute la classe politique et sociale de notre pays.


Que préconisez-vous pour une sortie de crise dans votre pays ?


Pour qu'enfin on retrouve le chemin de la paix, de la légitimité du pouvoir, de la stabilité des institutions et de la relance du processus de développement, seul le dialogue Inter-Centrafricain où les vrais problèmes militaires et politiques de la Centrafrique peuvent être posés avec des propositions de solutions dans un cadre consensuel. Ce dialogue ne pourrait atteindre pleinement ses objectifs que s'il est accompagné fortement par la communauté internationale à travers un mécanisme de parrainage en rupture avec les exemples du passé. Lesquels si l'on s'en tient aux faits ont tous échoués. D'autre part, si nous voulons sortir la Centrafrique de la crise, il nous faut ensemble construire une Nouvelle République sur des bases citoyennes et patriotiques. Une République acceptée et partagée par toutes les forces vives du pays.


Avez-vous un message à faire passer ?


Mon message est simple. Le Général BOZIZE doit résolument se mettre à l'écoute du peuple souverain de Centrafrique et arrêter de vassaliser le pays à ses prétendus protecteurs, particulièrement le président du Tchad Idris DEBY. Il serait plus crédible et véritablement honorable pour lui de se vanter du soutien des populations centrafricaines, des officiers et hommes de troupe des Forces armées nationales (FACA) plutôt que de l'appui toujours éphémère des dirigeants d'autres Etats, de corps expéditionnaires du Tchad, du Gabon, du Congo ainsi que de commandos spéciaux français et des mercenaires étrangers qui le portent à bout de bras.

Au peuple centrafricain, je lance un appel pour un soutien actif et multiforme à la Résistance nationale. Qu'il sache que ses filles et ses fils des unités combattantes qui se battent sur le terrain ont besoin de sa compréhension et de son adhésion. Nous luttons pour la re-fondation de la République et non la politique du ventre. Le 15 mars 2003 et sa suite constituent un accident dans notre histoire nationale. C'est pourquoi, nous avons le devoir absolu de refermer très vite cette parenthèse.


Avril 2007
Par Patriotes Emergents RCA - Publié dans : Le FRN dit : "NON"
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Vendredi 21 mars 2008 5 21 /03 /Mars /2008 16:49

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En prenant le pouvoir le 15 mars 2003, les rebelles centrafricains, placés sous la coupe du Général Bozizé déclaraient à coup de tintamarre qu'ils apportaient au pays de Boganda, le changement.


Une page sombre de l'histoire de ce peuple était ainsi tournée et ensemble les Centrafricains croyaient affronter l'avenir en rose, disons-le clairement.

Légitimité rebelle, légitimité populaire
Tout était mis en œuvre pour accompagner l'homme fort du 15 mars 2003 qui jouissait non seulement de la légitimité rebelle, mais aussi de la caution populaire manifestée le 28 mars 2003 à l'issue d'une gigantesque marche. Toutes les couches de la société centrafricaine tenaient à marquer d'un sceau particulier ce moment historique de la vie d'un peuple. Cette caution populaire acquise, les nouvelles autorités de Bangui pouvaient aussi compter sur les Chefs d'Etat de la CEMAC qui, pour matérialiser la solidarité sous-régionale, ont mis la main dans la poche en décaissant 12 milliards de Fcfa.
D'autres partenaires du Centrafrique, soucieux de la souffrance des populations, ont eux aussi mis la main à la pâte pour encourager les nouvelles autorités à mener à bien leur nouvelle mission. Le Pr. Abel Goumba, alias « maboko a vuru », n'a pas lésiné sur les stratégies pour baptiser ce coup de force de « sursaut patriotique ». On joue avec les mots bien sûr, mais cela n'a pas empêché les nouvelles autorités de passer à la vitesse supérieure.

Poche_pleine_detournement.jpg La course à l'enrichissement illicite
Tels les chevaux lancés sur la piste à la recherche de la victoire, les nouvelles autorités ont profité de leur légitimité rebelle pour nous en faire voir de toutes les couleurs. Ils avaient un seul but:: s'enrichir illicitement et rapidement au détriment de l'intérêt général qui a justifié leur coup d'Etat. Qui dit le contraire ?

Ils deviennent ainsi, dans la foulée, de nouveaux riches au statut spécial. Des intouchables de la République.
Tout leur appartenait. Ils pouvaient tuer, voler, piller, violer et sortir avec les femmes d'autrui, les victimes n'avaient que leurs yeux pour contempler leur malheur en scrutant scrupuleusement le slogan des « libérateurs » : « Nous avions souffert dans le maquis tandis que vous dormez ici sur vos lauriers. Nous avions pris le pouvoir par le sang, alors faites gaffe »! La leçon est apprise, et très vite, le peuple qui croyait ainsi sortir de l'auberge, réalise qu'il rêvait; le rêve de changement s'est transformé en un cauchemar politique en fait. Tout était à refaire.

La déception aidant, l'espoir né de la ‘'libération '' du 15 mars 2003 a volé en éclats. L'espoir a fait place au désespoir. La dignité qu'on croyait retrouver disparaissait et l'indignité s'installait. La joie du renouveau cède devant le peur, la crainte et que sait-on encore ! La République du Centrafrique pouvait encore attendre l'homme providentiel qui puisse le sortir de cette léthargie avancée dans laquelle elle s'était embourbée.

Nonobstant cette réalité qui crève l'œil, les nouvelles autorités qui se présentent comme des ‘'balayeurs'' de la maison, finissent par se décider d'être les occupants de la maison reniant, de fait, la parole donnée par un Général d'armée qui cachait son visage derrière le peuple pour justifier son coup bas.

De la légitimité rebelle, populaire, à la légitimité ‘'démocratique''.
Un groupuscule d'hommes politiques aux appétits insatiables, font monter les enchères et à coup de stratégies qui leur sont propres, avaient suscité et obtenu la candidature du ‘'balayeur'' de la maison. En grande pompe, François Bozizé déclarait qu'il prenait acte des appels pressants du peuple centrafricain (une partie bien sûr monnayée avec des espèces trébuchantes) envers sa personne lui demandant d'être candidat. En tant que soldat, je suis au service de mon peuple.

Je suis donc candidat : le scénario a réussi.
Tout était fin prêt pour la course finale :
Habiller le coup d'Etat du 15 Mars 2003 de la teinture démocratique. Et nous y sommes puisque tout avait été mis en oeuvre pour y parvenir. No comment! Mais quant au fond, les problèmes demeurent et s'empirent.

15 mars 2003, 15 mars 2008, qu'est-ce qui change ?
Avec toute la lucidité possible, l'on ne peut soutenir que rien a vraiment changé. Le quotidien du Centrafricain qui a renoué avec sa galère de vie, confirme si besoin était, cette assertion.
Le tissu économique du fait des destructions abusives qu'à entraîné le 15 mars 2003 a réduit les capacités de ce pays fiscaliste à se tirer d'affaire.

Les mêmes maux qui ont été décriés sous l'ère Patassé ont très vite repris de manière vertigineuse, au point qu'on hésite pas à soutenir que Bozizé, c'est la ‘'copié collée ‘' du président Patassé, sinon le double, selon la maxime, ‘'malheur à celui qui ne fait pas plus que son père ».

Les rébellions ont repris avec toute l'insécurité qui entrave les libertés d'aller et venir avec un summum jamais atteint de mémoire de Centrafricains. Les arriérés de salaires, de bourses et de pensions ont repris quand bien même que le régime du président Bozizé est celui qui est ‘'choyé'' par la Communauté Internationale, a pris conscience qu'il fallait aider le gouvernement à trouver des solutions à cette pauvreté criarde. Hélas ! Ce n'est qu'un coup d'épée dans l'océan. Rien n'a changé. Tout est à refaire. Le 15 mars restera une date inique pour les centrafricains. Celle qui à consacré le changement d'homme à la tête de l'Etat, mais pas de méthode.


Texte récupéré dans la presse locale et repris ici pour sa pertinence.
Par Patriotes Emergents RCA - Publié dans : L'intérêt Général dit: "NON"
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Jeudi 13 mars 2008 4 13 /03 /Mars /2008 16:42
President_a_vie_NON.JPG Alors que la crise sociale en Centrafrique n'a pas encore trouvé un début de solution, que la paix tant attendue par le peuple centrafricain n'est visiblement qu'un leurre, que l'insécurité continue de saper les efforts des uns et des autres, que les libertés fondamentales sont bafouées par ceux là mêmes qui sont chargés de les protéger, que le dialogue politique inclusif qui devait traiter des principaux maux qui gangrènent la société centrafricaine tarde à se tenir, que l'avenir du Centrafrique semble visiblement compromis , le président de la République François Bozizé n'a cure de tout cela et jette dans la mare, une idée qui pourrait faire tâche d'huile si on n'y prend pas garde.
 
 
Nous sommes le vendredi 29 février 2008. Au Palais de la Renaissance, le Président de la République François Bozizé recevait ses alliés de la Convergence nationale KNK et du Groupe des Partis Politiques de la Majorité Présidentielle (GPPMP) en présence du président de l'Assemblée Nationale Célestin Leroy Gaombalet et son 1er Vice Benoît Gonda. Outre le fait que le Chef de l'Etat a sauvé in extremis son premier ministre Faustin Archange Touadera qui devait probablement se heurter au vote de défiance des députés de la majorité qui sont mécontents de ce choix eu égard au fait qu'ils voulaient faire leur entrée au gouvernement, le président a également dévoilé ses intentions de faire un toilettage de la Constitution du 27 décembre 2004, toilettage qui devait lui permettre de supprimer la limitation de la durée du mandat présidentiel prévue à l'article 24 de la Constitution.

L'objectif de ce coup de force que voulait faire le président de la République était de se porter candidat aux présidentielles de l'an 2015. Vraiment osé, pourrait-on dire, puisqu'on s'aperçoit par cette volonté de modifier la Constitution, qu'il n'y a visiblement que la confiscation du pouvoir qui préoccupe le locataire du Palais de la Renaissance. Et pourtant, nous ne sommes qu'en 2008 et allez-y comprendre. 


Une jurisprudence établie en Afrique Centrale

Les faits sont têtus et les autorités politiques centrafricaines sont bien placées que quiconque pour tirer les leçons de l'histoire de leur sous-région. Qu'il s'agisse du Tchad du président Idris Deby Itno ou encore du Cameroun du vétéran Paul Biya, le centrafricain pourrait bien tirer leçon de la volonté délibérée des leaders de ces pays à modifier leur constitution respective.

Au Tchad, le président Deby Itno qui est arrivé en 1990 au pouvoir dans les mêmes conditions que le président centrafricain François Bozizé en 2003, a procédé contre gré des populations tchadiennes, à la révision de la constitution. Liberté lui était donc donnée de briguer un troisième mandat. C'est alors qu'à l'épicentre même du pouvoir tchadien que des dissensions sont nées, donnant ainsi la possibilité aux rebelles hostiles au pouvoir du président Deby de se concerter pour un même combat : bouter le président Idris Deby Itno du pouvoir. Les attaques rebelles successives sur N'Djamena en disent long sur cette volonté de se maintenir coûte que coûte au pouvoir.

Au Cameroun voisin, le président Paul Biya, après plus de 25 années au pouvoir, a tenté lui aussi de modifier la constitution de son pays pour rester éternellement au pouvoir comme si, mis à part lui, il n' y a personne qui puisse présider aux destinées de ce pays. Les conséquences, nous le savons, il y a eu émeutes dans certaines villes camerounaises puis, destructions des édifices publics, tueries d'hommes…

Pour parvenir à cette fin, des militants du RDPC, parti du président Biya comme du MPS de Idris Deby Itno avaient été mis à contribution. Toujours est-il qu'il n'y a que des cadres des partis politiques soutenant les présidents africains qui veulent toujours faire de sorte que ceux-ci pensent qu'ils sont inamovibles et immortels. En agissant de la sorte, ils réduisent systématiquement le champ de l'alternance démocratique et soutiennent la confiscation du pouvoir puisqu'ils en tirent des profits égoïstes. 


Le cas centrafricain

L'environnement socio-politico-économique centrafricain sied-il à une telle manœuvre ? Question pertinente tout de même pour laquelle il n' y a que le président de la République et ceux qui lui ont conseillé dans l'ombre d'avancer de tels propos, qui puissent nous donner une réponse adéquate. Mais, on ne peut s'empêcher de soutenir que durant la transition consensuelle, l'homme fort du 15 mars 2003 avait déjà tenté à maintes reprises de verrouiller la Constitution centrafricaine avant qu'elle ne soit votée par le peuple. En voulant étendre la durée du mandat présidentiel à 6 ans sans limitation de durée, le chef rebelle François Bozizé voulait déjà se faire un président à vie de la République Centrafricaine. Mais, il s'était heurté à l'intransigeance des Conseillers du Conseil National de Transition placé sous la vigilance de Me Nicolas Tiangaye qui avaient refusé de se plier aux vœux des autorités centrafricaines en la matière.

Nonobstant cela, le président de la République, qui a réussi contre vents et marrées à légitimer son pouvoir en 2005, revient à la charge et demande à ses partisans de commencer à réfléchir sur une probable modification de la Constitution du 27 décembre 2004 pour des échéances futures. Le président François Bozizé a eu droit à la réticence de ses alliés puisqu'ils soutiennent que l'environnement socio politique n'est pas propice à une telle manœuvre qui risque de créer d'autres crises aux conséquences incalculables. 


Qu'est-ce qu'il faut retenir de cet emportement ?

Que 2010 est déjà acquis et qu'on se prépare inlassablement pour les échéances 2015. Clair comme l'eau de roche puisque c'est établi que le président de la République et ses chauds partisans commencent déjà à restructurer leurs bases afin de remporter « haut les mains » les échéances 2010. C'est dire que les prochaines échéances apparaissent pour le locataire du Palais de la Renaissance comme une « simple promenade de santé » et cela va se savoir car les autres tendances politiques affirment elles aussi, remporter les élections en 2010.

C'est déjà bien que le président de la République pense qu'il doit rester éternellement au pouvoir mais, il doit tout de même garder à l'esprit qu'il y a d'autres priorités auxquelles il devait s'atteler à savoir: la restauration de la sécurité sur toute l'étendue du territoire national, la résolution des problèmes sociaux (paiement des pensions, salaires et bourses), la lutte contre la corruption, l'impunité, la promotion des droits de l'homme, l'organisation dans un délai raisonnable du Dialogue Politique inclusif…

Des préoccupations somme toutes réelles pour le peuple centrafricain, doublement victime de la pauvreté et ses corollaires ainsi que de la prise en otage de celui-ci par des hommes politiques perfides. Au lieu de s'atteler à la résolution des problèmes sociaux pour justifier son premier mandat lors des prochaines échéances, l'homme fort du 15 mars 2003 n'en a cure et veut absolument pousser le bouchon jusqu'à la limite de l'inacceptable. Il déduira lui-même les conséquences au moment voulu.

François Bozizé décidemment lancé sur les pas des présidents Idris Déby Itno du Tchad et Paul Biya du Cameroun ?


Texte récupéré dans la presse locale et repris ici pour sa pertinence
Par Patriotes Emergents RCA - Publié dans : La Constitution dit : "NON"
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Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /Mars /2008 19:22
penseur.jpg Si le 15 mars 2003 a été une réalité, c'est grâce à la conjugaison des efforts physiques, moraux, psychologiques et grâce aussi aux promesses militaires et intellectuelles de ces jeunes, de ces hommes et de ces femmes, qui avaient pour serment de renverser le régime dictatorial et oppresseur d'Ange Félix Patassé. La fonction de l'aide militaire et de l'aide intellectuelle a facilité et même précipité la chute du «  barbu national ». Mais au départ, des préalables avaient été posés, une sorte de charte de bonne conduite des affaires de l'Etat, une fois le pouvoir conquis, cette charte de bonne conduite avait été conçue à partir des erreurs du régime Patassé et des régimes précédents.
 
 
Méticuleusement, les patriotes intellectuels avaient dressé une liste d'erreurs allant des violations des droits de l'homme du mal gouvernance de l'affairisme au sommet de l'Etat, du tribalisme à une gestion chaotique de la gestion de la chose publique. Ils avaient réussi à relever toutes les erreurs grossières qui conduisent à un soulèvement ou une révolution.

Le mot d'ordre était surtout de ne pas reprendre les mêmes erreurs, une fois au pouvoir et asseoir une démocratie véritable, gage d'un développement qui profiterait à tout le peuple centrafricain.


Les premiers mouvements rebelles naissent
Après le 15 mars 2003, les cerveaux intellectuels du sursaut patriotique étaient tous revenus à Bangui, pour certains après plusieurs années d'exil volontaire. Le nouveau régime porté aux fonds baptismaux par les patriotes, humaines, que peut –être, aucun régime avant celui de François Bozizé n'a pu avoir. Mais en très peu de temps, les choses ont commencé se dégrader.

Les « patriotes militaires » proches du Président François Bozizé n'appréciaient guère l'omniprésence des collaborateurs tchadiens. Mars, Avril 2004, la situation étant bloquée sur la sortie nord au niveau du PK 11, aux alentours de « Sassara ». Les libérateurs exacerbés par certaines brimades subtiles, réclamaient leur dû. Ils voulaient être dédommagés selon la promesse qui leur avaient été faites. Moult négociations laborieuses, ont abouti à l'évacuation des « libérateurs » rebelles et de l'extradition de leurs chefs au Tchad.

Ces libérateurs, chassés manu militaire vont rejoindre au Tchad, des anciens de la garde prétorienne de Patassé. Ainsi, naissent une à une les mouvements rebelles armés qui ont choisi d'opérer dans le nord et le nord-est. Les premiers noms qui émergent sont ceux de Florian Ndjadder, Abdoulaye Miskine, Larmassoun, Abakar Sabone et Am Droko Djotodja. Ces mouvements ont choisi la guérilla comme tactique de combat pour harceler les forces conventionnelles. Les zones de refuge des mouvements rebelles vont être écumées à suffisance.

Parallèlement, les actions des coupeurs de route s'intensifient. En plus des faux barrages, les zaraguinas opèrent dorénavant comme preneurs d'otage et s'en prennent dans un premier temps aux enfants peulhs (Mbororo).


Le fossé se creuse
Les jours avancent, les années passent et le cercle familial et tribal se reverse autour du Président François Bozizé. La plupart de ces adeptes de la 25è heure sont ceux là même qui combattaient la rébellion menée par Bozizé ou qui, terrorisés par Patassé, n'osaient dire mot pour protéger leur pain ou se tenaient sous le lit. François Bozizé au pouvoir, qui de parent lointain, qui de la tribu ou de la région se réclame de « Benzambé » pour être copté dans les cercles du pouvoir. Le fossé commence à se creuser entre le Chef de l'Etat et ses anciens patriotes et non moins compagnons intellectuels. La Coordination des Patriotes Centrafricains (CPC) est très mal vue et très mal appréciée par les proches de François Bozizé. Même les compagnons de la première heure ont commencé à être écartés par une stratégie de délation mise en place par le cercle des « Sassariens ». Aujourd'hui, ils ont pratiquement réussi à faire autour du Chef de l'Etat.

Ne grouillent plus dans les cercles du pouvoir, les hommes et les femmes, qui n'ont rien à savoir avec le sursaut patriotique en dehors de quelques militaires, grassement récompensés, qui font des envieux parmi leurs collègues. Ceux-ci sont bombardés de galons, alors que d'autres triment avec des grades ramenés de la rébellion.


Naissance de la rébellion intellectuelle
Les patriotes intellectuels écartés, ruminent leur colère car une nouvelle race d'intellectuels, ceux-là qui n'ont rien à voir avec le sursaut patriotique ont pris leur place. Nombreux de ses patriotes, dissuadés ont préféré regagné la France ou l'Europe après leur amère expérience.

D'autres plus courageux sont restés, mais qui occupent des postes qui ressemblent fort à des strapontins dans un train ou les bus grand luxe. Les « envahisseurs » ne laissent pas de place à la critique ni aux conseils. Discrètement, ils ont mis en place une sorte de tour d'ivoire de laquelle ils ont placé le Président François Bozizé. Certains de ces patriotes d'hier, courageux, osent parler, écrire pour faire la démonstration de leur situation, presque de clochardise, alors qu'ils ont construit ce pouvoir, ont soutenu la rébellion, ont discrédité le régime de Patassé et ont amené à l'Acropole. Ils se sont battus des arguments, des écrits pour que la communauté internationale accepte un régime issu d'un coup d'Etat, alors que les principes internationaux ne l'admettent plus. Les intellectuels non patriotes brûlent par l'arrogance au nom de la tribu et de la famille. Ils n'hésitent pas à tourner en ridicule les cerveaux intellectuels du sursaut patriotique qui a conduit François Bozizé au pouvoir.


Otage de son clan
Dorénavant entouré des siens, fermé à tout conseil et toute remarque d'utilité publique, le Président François Bozizé a entamé les violations des principes de la charte de bonne conduite et de gestion orthodoxe de la chose publique, passée naguère avec les patriotes intellectuels.

Les cerveaux du sursaut patriotique observent pantois les dérives. Les violations des Droits de l'Homme se multiplient et deviennent le lot quotidien des centrafricains.

La mal gouvernance, l'affairisme, le tribalisme et autres vices ont été érigés en système de gouvernement.

Les patriotes intellectuels, frustrés par ces dégâts ne peuvent réagir et n'ont que leurs yeux pour pleurer. Malgré eux, ces patriotes intellectuels d'hier constituent une rébellion intellectuelle à la quelle le régime devra faire face en plus des rebellions armées.

Cinq ans après le sursaut patriotique du 15 mars 2003, le Général François Bozizé et son régime ont du pain sur la planche. Le pouvoir est confronté à des rébellions armées. Il doit aussi lutter contre les coupeurs de route qui ont trouvé une prédilection vers les prises d'otages pour faire rapidement fortune. Les usagers de la route, très prudents ne voyagent plus avec de grosses sommes. Les brindilles ne suffisent pas aux zaraguinas, transformés en preneurs d'otage.

La tension de trésorerie entamée depuis septembre 2003 ne fléchit pas bien au contraire, elle s'accentue. Les patriotes militaires sont plus que jamais divisés et les plus que jamais divisés et les plus lésés utilisent des méthodes peu orthodoxes pour s'enrichir.

Dorénavant, le Président François Bozizé est plus que jamais otage de son clan et de sa tribu. Et comme si tout cela ne suffisait pas, le comble, c'est qu'il doit maintenant affronter une rébellion intellectuelle, silencieuse, mais plus subtile dans sa démarche. Et cela peut faire mal.
  Texte récupéré dans la presse locale et repris ici pour sa pertinence
Par Patriotes Emergents RCA - Publié dans : Les Intellectuels disent: "NON"
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Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /Mars /2008 17:42
diplomatie_Non_C_NON.jpg Le Ministre Belge des Affaires étrangères Karel De Gucht a refusé une décoration que voulait lui remettre François Bozizé, le président de la République centrafricaine. Ce dernier, au pouvoir depuis 2003, est responsable, selon l'organisation humanitaire Human Rights Watch, de la mort de centaines de civils, écrit vendredi "De Morgen".
 
L'idée de décorer le chef de la diplomatie belge émanait aussi de l'ambassadeur belge en poste en République centrafricaine. M. De Gucht aurait dû recevoir "La cravate de commandeur de l'Ordre de la reconnaissance nationale", la plus haute distinction remise en République centrafricaine. Elle représenterait également un signe de reconnaissance du régime et un soutien implicite de Karel De Gucht. Le refus de cette décoration par un ministre des Affaires étrangères, est considéré comme discourtois. S'il l'accepte, il donne l'impression de légitimer un régime qui pose question. M. De Gucht a préféré refuser cette décoration. (NLE) - 29.02.2008 (Belga).
Par Patriotes Emergents RCA - Publié dans : Des Hauts Fonctionnaires disent: "NON"
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Lundi 10 mars 2008 1 10 /03 /Mars /2008 21:04
femme.jpg Lorsqu'on est dirigeant, il faut comprendre que la principale mission est de servir le peuple et d'apporter de l'Espoir

 

BANGUI, la capitale centrafricaine dans le noir total

Plus les coupures intempestives se poursuivent, plus la situation s'empire pour les Banguissois. Ceux qui possèdent des groupes électrogènes se voient obligés de faire des sacrifices supplémentaires, car en plus du carburant dans leurs véhicules, ils sont obligés d'alimenter les générateurs pour avoir l'eau fraîche et conserver leurs vivres.

 

Par contre, pour les autres, les moins nantis, la vie se gère au quotidien car ils ne peuvent plus faire de provisions. Et même s'ils le font, comment les conserver ?

Comme l'air du temps, tout le monde a le même langage sur les lèvres et se plaint de la disparition depuis trois semaines au moins du courant électrique. Avec ces pannes au niveau de Boali et de Bangui, on mesure à quel point le banguissois est devenu tributaire du courant électrique.



Vers la paralysie de l'Administration et des Sociétés

Ceux qui avaient l'habitude de mettre le climatiseur plein gaz pour adoucir la température de leur salon ou de leur chambre à coucher sont astreints à changer d'habitude, à moins d'avoir un générateur puissant pour supporter la charge de fonctionnement des climatiseurs.

L'eau fraîche est devenue une denrée rare si on arrive encore dans certains secteurs à s'en procurer.
Les Départements ministériels, tributaires de l'électricité de l'Enerca sont plongés dans le noir. Les secrétaires et autres garçons de bureau se croisent les bras, si non choisissent de vaquer à des occupations que leurs sorties difficilement tolérées en temps normal. Que leur dire puisque les micro-ordinateurs ne fonctionnent pas, faute d'alimentation? Vers 12 heures, la plupart des bureaux sont déserts, sinon, il n'y a que le ministre, son directeur de cabinet et les proches qui dépendent directement du Chef du Département pour réguler un semblant de fonctionnement.

Il n'y a pas que les services administratifs qui sont affectés. Certaines entreprises privées, face à la situation préoccupante, se sont dotées de groupes électrogènes, mais pour un fonctionnement à quel prix, puisque le carburant lui-même avait déjà emprunté l'ascenseur depuis le début du mois de juin suite à la hausse vertigineuse du prix du baril de pétrole sur le marché international. Ces nouvelles dépenses, qui n'étaient pas prévues, obèrent dangereusement la plus value que veulent réaliser ces entreprises.

Les industries ne peuvent plus compter sur les prestations de l'Enerca. Les plus affectées sont surtout les petites et moyennes entreprises qui ne peuvent pas se doter de générateurs. Tout tourne au ralenti. L'exemple le plus patent est celui de la brasserie Mocaf qui, ne pouvant plus, a été obligée de relever les prix de ses produits à l'usine. Les répercussions n'ont pas attendu car au bout du rouleau, le consommateur révise sa porte monnaie s'il veut se désaltérer.

Même les organes de presse écrite et audiovisuelle sont assujettis à des sacrifices supplémentaires pour informer le public. La disparition de l'électricité fournie par l'Enerca a contraint les organes à se doter de groupes électrogènes, rendant ainsi exorbitants les coûts de fabrication des journaux, quotidiens et hebdomadaires.



La résurgence du grand banditisme

Ce qui inquiète le plus les banguissois est l'obscurité qui s'abat sur les quartiers à la tombée de la nuit. Dans certains secteurs, il est hasardeux de mettre le nez dehors ou de charger les petits enfants de commission. Dans ses secteurs où la précarité de la sécurité est perceptible, certaines jeunes portés dans le noir arrachent les téléphones portables ou fouillent carrément les passants pour leur extirper l' l'argent et les objets de valeur. Aux heures avancées, c'est le grand banditisme qui s'installe et sévit. Les braqueurs, fortement armés, font crépiter les armes à feu comme si on était dans un champ de tir. Ce qui s'est passé dans la nuit du 7 au 8 juillet 2008 au quartier Bazanga est une illustration parfaite de l'action de ces gangsters, organisés en bandes, qui, à la faveur de l'obscurité, opèrent en toute impunité. Combien de centrafricains et de citadins n'ont pas souffert de ces actes depuis que l'électricité a disparu sur la pointe des pieds?

Cette situation sécuritaire précaire n'est pas préjudiciable qu'aux simples citoyens. Elle peut à la longue inquiéter les Institutions car les malfrats défient même les forces de défense et de sécurité. L'obscurité permet de trafics en tous genres et, comme la nuit tous les chats sont gris, on ne peut pas savoir qui est qui et qui fait quoi. Les services de sécurité doivent doubler de vigilance à l'approche du grand forum qu'est le Dialogue Politique Inclusif.



Une situation catastrophe dans les hôpitaux

Le comble avec cette absence d'électricité se vit quotidiennement dans les hôpitaux, les centres de santé de Bangui et de la périphérie (Bimbo, PK12). Les hôpitaux qui ont vocation de soigner, sont devenus de véritables mouroirs. Les femmes en grossesse sont obligées d'accoucher à la lumière des bougies qu'elles doivent elles-mêmes apporter et ce, comme au bon vieux temps dans les provinces. Dans ces conditions, les sages-femmes et les matrones font des prouesses pour éviter des accidents aux nouveau-nés et aux mamans. Dans les cas d'urgence où les patients doivent être placés sous oxygène, ils meurent systématiquement, car cette assistance n'est pas possible faute de courant électrique. Il ne fait pas bon d'être malade par ces temps, car la situation est très délicate. Les opérations chirurgicales, même bénignes, deviennent toute une gymnastique. Les spécialistes sont présents. La volonté et la disponibilité sont là. Mais les médecins sont désarmés.

Des informations que nous avons recueillies auprès des parents, qui veulent à tout prix sauver un des leurs qui doit être opéré, doivent fournir 25 litres de carburant pour faire fonctionner le groupe électrogène de l'hôpital à cet effet. La situation est devenue tellement préoccupante et inquiétante que le ministre de la Santé a été obligé de conférer avec les organismes internationaux, les institutions et certaines entreprises pour leur demander de prêter assistance à nos hôpitaux.

Dans un message pathétique, le membre du gouvernement a fait percevoir à ses interlocuteurs le danger qui guette les populations, surtout les plus démunis qui ne peuvent choisir les cliniques. Le manque d'électricité a mis l'Etat à genou et il est réduit à la mendicité. Cette situation va-t-elle perdurer ? A ce rythme, Bangui se meurt à petits feux.

 

 

Texte récupéré dans la presse locale et publié ici pour sa pertinence

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Par Patriotes Emergents RCA - Publié dans : Les Citoyens disent : "NON"
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Lundi 10 mars 2008 1 10 /03 /Mars /2008 21:01

Lorsqu'on est dirigeant, il faut comprendre que la principale mission est de servir le peuple et d'apporter de l'Espoir.
Le régime Bozizé considère la Centrafrique comme un "BUTIN DE GUERRE". Il n'a aucune volonté, pis encore, il n'a aucune capacité dynamique à répondre aux attentes du Peuple.
Le régime a été un parasite et il restera un parasite dans la mémoire du Peuple Centrafricain; d'ailleurs après sa chute, il faudra s'atteler à effacer toutes les traces de son passage, bannir la citation de son nom dans les livres d'histoire.

L'ambition dont on n'a pas les talents est un crime, donc de FORCE ou de Gré, Bozizé DOIT PARTIR.  -  L'heure des fléaux du régime a sonné !  - ...Centrafrique alias "ABSURDISTAN" = Non Merci...-  C'est la FIN de la RECREATION... -  Place aux hostilités.... Tous les coups sont permis, l'important c'est d'atteindre l'Objectif que l'on s'ext fixé... ( Mercredi 13 Août 2008).

Par Patriotes Emergents RCA - Publié dans : Les Patriotes émergents disent : "NON"
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